La formation des enseignants modifiée en profondeur


Déjà effective dans les collèges, cette réforme arrive actuellement dans les écoles primaires.


Du début de l’année scolaire à la Toussaint, les élèves enseignants sont accueillis par des enseignants référents volontaires avec qui ils travaillent en binôme. Ils participent ensuite à un stage de deux semaines et sont alors affectés à des postes de remplacement de longue durée. Les stagiaires passent en juillet devant un jury qui évaluera leur degré de compétence.


Autrefois cette année était effectuée en IUFM (institut de formation des maîtres). Elle est maintenant totalement professionnalisée. Les stagiaires, lors de ces remplacements, seront-ils suffisamment opérationnels ? Un système de notation et de suivi est sensé assurer un garde-fou.


Sur les cinq communes de notre circonscription, environ quinze stagiaires peuvent être amenés à effectuer des remplacements dans ce nouveau cadre. Les enseignants référents volontaires prêts à les accueillir seraient au nombre de vingt.


Les classes « charnières » telles que le CP ou le CM2 ne sont à-priori pas concernées par ces affectations. Mais qu’en sera-t-il si aucun autre remplaçant de longue durée n’est disponible ? Nous serons attentifs aux effets pervers d’une professionnalisation trop rapide.