La semaine de quatre jours, un an après sa mise en place

Rapport de synthèse sur les réformes de l’enseignement en écoles primaires

Source : inspection générale de l’Education Nationale – Note n°2009-072 de juillet 2009
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Bien au delà de la polémique suscitée par l’analyse de la semaine de quatre jours, ce document contient bon nombre de données intéressantes sur des sujets tels que l’aide personnalisée, les stages de remise à niveau, ou l’utilisation des nouvelles évaluations de CE1 et CM2.
Nous nous attacherons ici à détailler deux volets de ce rapport : la semaine de quatre jours et le bilan de l’aide personnalisée. Plutôt que de retranscrire le discours véhiculé par les médias, nous avons préféré vous aiguiller vers le rapport original, afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion sur les différents points abordés. N’hésitez pas à venir en débattre avec nous quand vous en aurez pris connaissance.

La semaine de quatre jours : le bilan après une année

Les inconvénients de la formule semblent confirmés :
On constate une plus grande fatigue des élèves et des enseignants,
Le temps de dialogue avec les parents a été sensiblement réduit,
Les temps de concertation entre les enseignants ont pâti de cette même réduction, à l’heure où la mise en place de l’aide personnalisée impose un meilleur dialogue,
Mais cette modification hebdomadaire touche de plein fouet le temps consacré à l’enseignement. Les programmes n’ont pas été menés à leur terme, avec 140 jours d’enseignement effectif, contre 185 en moyenne dans les autres pays européens.

Selon ce rapport, l’évolution souhaitable serait la scolarisation le mercredi matin pour alléger et rééquilibrer les autres journées.
Mais l’Education Nationale semble sceptique à propos d’une évolution spontanée vers cette formule. L’alourdissement des budgets municipaux de fonctionnement des écoles, l’augmentation des financements de transports scolaires par les conseils généraux sont des arguments de poids contre cette réforme.
C’est pourquoi « l’autorité ministérielle doit fixer le cap » (en terme clairs, légiférer), « et prendre le temps de la concertation avec les collectivités territoriales ». Elle doit dans le même temps définir précisément le délai consacré à la réorganisation.
Dans l’immédiat, le rapport invite à « lutter contre les habitudes de grignotage du temps ». Cela signifie moins de sorties scolaires, et moins d’interventions extérieures. Ces réductions passeront par une limitation et une réglementation plus draconienne des agréments délivrés.

La position de notre association sur cette réforme

Au cours des différentes réunions de concertation avec l’inspectrice d’académie, auxquelles nous avons participé l’an passé, nous avons pu exprimer notre opinion sur ce sujet. L’APEI a pris parti contre l’instauration de journées plus courtes pour une seule raison : l’absence totale de projets aboutis pour les fins de journées, et la nébuleuse des financements. Rappelons qu’initialement, le projet prévoyait l’intervention massive d’intervenants extérieurs dans les domaines sportifs et culturels. Ces intervenants, issus du milieu associatif, devaient être en parti financés par l’Education Nationale, selon une formule déjà utilisée au sein des collèges. A la fin de l’année scolaire rien n’était défini clairement en matière de financement. Les municipalités ont fait comprendre qu’elles ne pourrait supporter à elle seules la prise en charge budgétaire de ce projet.
Au vu de ces éléments, nous nous sommes opposés au projet tant que la prise en charge des deuxièmes parties d’après-midi n’était pas mieux définie.
Avec une année de recul, nous avons suffisamment d’éléments pour affirmer que la semaine de quatre jours n’est pas la solution idéale pour le bien de l’enfant. L’école le mercredi matin serait donc une alternative intéressante pour palier à la fatigue des élèves, et leur permettrai de terminer les programmes « en douceur ». Nous restons cependant vigilant sur l’éventuelle mise en place d’activités en deuxième partie de journée, et sur leur mode de financement.