Les documents officiels encadrant la pandémie de grippe A
Lutte contre la propagation de la grippe H1N1 :
diffusion des gestes barrières dans les classes
Source : encart au bulletin officiel n°31 du 27 août 2009 – Note de service n°2009-110 du 19/08/2009.
Cette circulaire rappelle le caractère extrêmement contagieux et les modes de transmission de cette grippe :
la contagion par voie aérienne (toux, éternuements…),
la transmission par contact rapproché (lorsqu’on embrasse ou serre la main d’un malade),
le contact avec des objets touchés par les personnes malades.
Ce document définit également les gestes permettant de limiter la propagation du virus : les gestes barrières, qui doivent être présentés aux enfants dès la rentrée scolaire.
Enfin le texte rappelle un point crucial à nos yeux : « Il est essentiel que les élèves et les personnels des établissements aient accès à des installations sanitaires propres et pourvus en produits hygiéniques adaptés : savon liquide, essuie-mains jetables ou souffleries ».
Rappelons que le respect de ce dernier point dépend du Conseil Général pour le collège, et pour la commune concernant les écoles primaires. Ces deux entités sont propriétaires des locaux scolaires et doivent, à ce titre, en assurer l’entretien.
Lien vers le texte intégral : www.education.gouv.fr/cid48641/mene0900760n.html
Pandémie grippale H1N1 :
impact sur le milieu scolaire et conduite à tenir
Source : encart au bulletin officiel n°31 du 27 août 2009 – Circulaire n°2009-111 du 25/08/2009
Ce texte rappelle les caractéristiques de la maladie. Elle est extrêmement contagieuse, mais peu virulente et de gravité modérée.
Un médecin interrogé deux semaines après la rentrée scolaire nous confirmait ces faits. Le comportement de la grippe est identique dans toutes les catégories de population, même si cette circulaire nous rappelle qu’avant la rentrée, « 60 % des cas concernent des jeunes de moins de 18 ans ».
La préparation du milieu scolaire
La sensibilisation aux gestes de protection doit être faite auprès de toute la communauté éducative, y compris les personnels municipaux (ATSEM ou personnels techniques). Le texte rappelle également les modalités de consultation du médecin traitant, habilité à isoler pendant sept jours une personne présentant une suspicion de grippe A.
Les premiers cas
En cas de suspicion, il est recommandé aux parents ou au membres du corps enseignant de ne pas tarder pour « isoler » la personne concernée. Le retour au domicile doit être envisagé dans les plus brefs délais. Parallèlement le chef d’établissement a un devoir d’information envers l’entourage proche du malade. Cette démarche permet la mise en place des traitements appropriés chez les populations à risque.
Le directeur doit ensuite saisir l’inspecteur de l’Education Nationale de la circonscription qui lui-même en réfèrera à sa hiérarchie.
Enfin, la mairie et les établissements scolaires voisins sont informés par le chef d’établissement concerné du signalement de cas suspect.
Les cas groupés
Il s’agit de trois cas (parmi les élèves et le personnel) en moins d’une semaine, dans une même classe, ou dans des classes différentes ayant des activités partagées.
La démarche de signalement est la même, mais la DDASS doit également être alertée sans délai.
Des mesures supplémentaires sont prévues pour les cas groupés. Il faut rechercher et informer les contacts proches (élèves de la même classe ou d’activités partagées, familles, membres du personnel) durant les 24 heures précédant l’apparition du premier cas. Ceci a pour but de prévenir les populations à risques et de rechercher la source du cas groupé.
L’information doit aussi passer auprès des responsables de structures utilisant les locaux hors temps scolaire.
Les fermetures
La décision est prise par le préfet de département, après consultation des autorités sanitaires (DDASS) et des collectivités territoriales concernées.
Les critères sont simples : l’impact d’une fermeture de classe est plus important si la circulation virale est encore limitée dans la population. La rapidité d’action est le second critère : la décision de fermeture sera plus efficace si les cas sont regroupés dans le temps, si la fermeture est rapide après l’apparition du premier cas, et s’il n’y a pas eu de cas isolés avant un cas groupé.
C’est pourquoi il est probable que les fermetures de classes, voire d’écoles, soient plus systématiques et plus rapides en début d’épidémie, même s’il s’agit de suspicions non confirmées à 100 %.
Les réouvertures
Elles interviennent après six jours consécutifs. Les élèves et les adultes ne présentant pas de symptômes peuvent reprendre les cours, sans présenter de certificat médical attestant de leur « bonne santé ». Il est prévu dans les textes « l’aération et le ménage complet des locaux ».
La circulation de l’information
Les conseils d’écoles ou le conseil d’administration seront tenus informés dès la rentrée des mesures prises dans le cadre de la lutte contre l’épidémie.
Les transporteurs scolaires seront informés des décisions de fermetures et de réouvertures.
Lien vers le texte intégral : www.education.gouv.fr/cid48640/mene0919588c.html
Pandémie grippale H1N1 : le maintien de la continuité pédagogique
Source : encart au bulletin officiel n°32 du 3 septembre 2009 – Circulaire n°2009-115 du 01/09/2009
Parmi les informations à retenir, citons les points suivants :
Cette circulaire demande expressément aux responsables d’écoles et de collèges d’anticiper et de préparer la continuité pédagogique.
Trois cas sont détaillés :
Les élèves vulnérables ou à risque
Des mesures individuelles spécifiques seront prises, telles que le maintien dans la famille pour une durée plus ou moins longue. La mise en place de mesures purement pédagogique doit se faire dans ce cadre individuel. Elles peuvent aussi être intégrées dans un P.A.I.
Les fermetures locales
L’enseignant proposera un contenu approprié en fonction des moyens disponibles. La cohérence des moyens sera assurée par les responsables d’établissements. L’organisation du suivi pédagogique interviendra le plus tôt possible après la rentrée scolaire. Cela prendra la forme de recherches à effectuer, de lecture, d’exercices d’entraînement (notamment en Français et en mathématiques). Les manuels disponibles dans les écoles et les banques d’exercices disponibles serviront de support à ces cours un peu particuliers.
Au collège, le suivi sera assuré par chaque professeur pour sa matière.
Si le collège dispose d’un espace numérique de travail, les supports de cours et les exercices seront envoyés de manière continue et interactive.
Si cet espace numérique n’existe pas (et c’est le cas du collège Saint-Exupéry), le site Internet de l’établissement sera utilisé conjointement aux manuels scolaires papier.
Enfin, si aucune connexion Internet n’est disponible, les travaux à faire seront remis aux élèves dès l’avis de fermeture de classe.
Un soutien supplémentaire est proposé sur www.academie-en-ligne.fr. Il s’agit d’un service du CNED qui propose gratuitement des cours et exercices de différents niveaux. Les cours de premier degré sont disponibles depuis mi septembre. Malheureusement le second degré ne sera en ligne qu’à fin octobre.
Les fermetures massives, régionales ou nationales
Des cours seront diffusés pendant douze semaines (à raison de 6H00 de radio et 5H30 de télévision quotidienne) et ce, quatre jours par semaine.
Dans le second degré, des enseignants « référents » assureront une permanence dans les relations élèves / enseignants.
Quoi qu’il en soit, le succès de cette formule ne sera au rendez-vous que si le lien élèves / parents / enseignants est maintenu tout au long de la période de fermetures des classes.
Lien vers le texte intégral : www.education.gouv.fr/cid48773/meng0920410c.html
Assouplissement de la carte scolaire : la mise en place
Les conditions mises en place lors de la rentrée 2007 / 2008 devraient être reconduite. Les principes généraux sont les suivants :
La règle générale ne change pas. Un enfant est inscrit dans l'établissement (collège ou lycée) le plus proche de son domicile. Cette affectation est garantie, sauf en cas de demande de dérogation. Cette demande, qui doit être adressée à l'inspecteur d'académie, ne sera satisfaite que si l'établissement demandé dispose des places nécessaires.
L'inspecteur d'académie attribue les dérogations selon les priorités suivantes :
> Elève handicapé, ou bénéficiant d'une prise en charge médicale importante à proximité de l'établissement demandé,
> Boursiers au mérite, puis boursiers sociaux,
> Elève dont un frère ou une soeur est déjà scolarisé dans l'établissement,
> Elève dont le domicile, en limite de zone de desserte, est proche de l'établissement souhaité.
L'affectation, validée ou non, doit ensuite être confirmée par l'inscription dans l'établissement défini. Les écoles maternelles et élémentaires ne sont pas concernées par cette démarche. L'affectation des enfants dans ces établissements relève des compétences du maire de la commune concernée.
Le calendrier
Les parents concernés reçoivent avant la fin du second trimestre le formulaire de demande d'affectation. Le recueil de souhaits des familles est traité en avril pour l'entrée en sixième, et en juin pour l'entrée en seconde. Les affectations définitives des élèves de sixième sont communiquées avant le 1er juillet.
Progressivement, les sites Internet des académies doivent mettre en ligne des fiches signalétiques pour chaque collège et lycée. Ces fiches présenteront notamment :
> La structure pédagogique de l’établissement,
> Les résultats aux examens sur 5 ans,
> Les points forts de son projet d’établissement.
La rentrée 2009 dans les écoles d'Ormesson
La rentrée des écoles maternelles et élémentaires s'est faite dans le calme et sans heurts. Les enseignants en arrêt de longue durée l'année passée sont de retour à leur poste.
Notre attention s'est portée sur les mesures préventives contre la grippe A. Certaines écoles présentent des carences en matière d'équipements sanitaires (points d'eau, porte-savons en état de fonctionnement, savons, poubelles...). Car même si les parents ont la possibilité de fournir aux enfants des solutions hydro-alcooliques, nous estimons que la remise en état de ces équipements ne peut qu'améliorer la prévention. Elle est d'ailleurs demandée explicitement aux collectivités territoriales par l'Education Nationale dans ses différentes circulaires de lutte contre la grippe A (voir page consacrée à ce sujet).
Les enseignants portés absents lors de la première quinzaine de septembre ont été systématiquement remplacés par l'inspection d'académie, sous 24 heures maximum. Il n'y a pas eu, pour le moment, de fermetures de classes liées à la grippe A sur l'ensemble de la circonscription (Ormesson, Sucy, Noiseau, Marolles, Santeny).
La rentrée 2009 au collège Saint-Exupéry
Cette année encore, cinq classes par niveau sont maintenues.
Une diminution des effectifs permet d'obtenir des classes composéesen moyenne de 23 à 27 élèves.
Concernant les absences, même si la situation s'est améliorée par rapport à l'an passé, il manque d'ores et déjà 4 heures de S.V.T. par semaine, ainsi qu'un enseignant en U.P.I. (Unités Pédagogiques d'Intégration - accueil d'élèves handicapés). Il manque également un professeur d'Espagnol, absent jusqu'à nouvel ordre et non remplacé à ce jour.
La matinée d'accueil des parents de sixième du samedi 19 septembre, à laquelle nous participions, a été un succès. Christophe Ketterlé, notre président, a assuré la présentation de notre association, de notre philosophie, auprès des nouveaux arrivants.
Pour cette rentrée 2009, notre vigilance porte sur le manque de surveillants (particulièrement sensible l'année dernière aux périodes de grève).
Le dernier point sensible concerne la restauration provisoire engendrée par les travaux entrepris au collège. Nos représentants sur place ont également vérifié l'état des sanitaires provisoires (notamment le fonctionnement des points d'eau et la présence de savon), jugés corrects mais pouvant être améliorés.
Nous avons également entamé la surveillance de la régularité et de la ponctualité des transports scolaires. Un certains nombre de parents nous ont fait part de problèmes lors de l'entrée en cours à 9H00. La complexité du dossier engendre un rejet de leurs responsabilités par certains acteurs de ce dossier, et le dialogue semble assez difficile. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés du résultat de nos démarches.
