2008 / 2009 : la nouvelle organisation du temps scolaire (01/09/2008)
La mise en place de l'aide personnalisée : premier bilan (15/11/2008)
La semaine de quatre jours : quelle influence sur nos enfants ? (01/09/2008)
Les stages de remise à niveau de C.M.1 et C.M.2 : première approche (01/09/2008)
Stages de remise à niveau C.M.1 - C.M.2 : premier bilan (15/11/2008)
Le logiciel "Base Eleves premier degré" (01/09/2008)
L'évolution de l'enseignement des langues vivantes en primaire (01/09/2008)
Projet 2009 / 2010 : la semaine de neuf demi-journées (15/11/2008)
Semaine de neuf demi-journées : l'avis des communes du Val-de-Marne (20/11/08)
2008 / 2009 : la nouvelle organisation du temps scolaire
Lors de sa conférence de presse du 28 août dernier, le ministre de l'Education Xavier Darcos a fait part des nouveautés de cette rentrée scolaire. En voici les points concernant l'école primaire.
La nouvelle organisation liée à l'aménagement du temps scolaire
Le samedi matin est donc supprimé. Les élèves bénéficieront maintenant de 24 heures d'enseignement réparties sur quatre jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi) ou sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin. La durée journalière maximale reste fixée à 6 heures.
L'aide aux élèves en difficulté
Elle est fixée à deux heures par semaine. L'organisation de ce soutien est définie école par école et peut être composée ainsi :
> 4 fois une demi-heure,
> 3 fois 40 minutes,
> 2 fois une heure,
> 1 fois deux heures.
Ce soutien doit faire l'objet d'un accord des parents. L'organisation en elle-même sera proposée par le Conseil des Maîtres d'école, et arrêtée par l'inspecteur de l'Education Nationale. Rappelons que ce soutien doit ête mis en place aux alentours du mois d'Octobre. Sa mise en place pour les écoles d'Ormesson reste à fixer. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés des décisions prises.
La mise en place de l'aide personnalisée : premier bilan
Le 8 novembre dernier nous étions conviés, avec les autres associations de la circonscription, à une réunion organisée par notre IEN. L'objectif de cet entretien était de tirer les premiers enseignements de la mise en place de ce qu'il convient d'appeler "l'aide personnalisée".
Le constat
Tous les observateurs ont pu constater un flottement et une sensation de "désordre" dans l’organisation de cette réforme au cours des mois de septembre et d'octobre. La suppression des samedis matin a été extrêmement rapide et a entraîné un manque d’informations et des inquiétudes, à la fois des enseignants et des parents.
Trois éléments ont créé un climat « anxiogène » autour de ce projet :
> L'urgence de la mise en place,
> Les difficultés d’organisation, dans la mesure où l’accompagnement ne pouvait s’insérer ni les samedis ni les mercredi (veto de l’inspection d’académie pour des problèmes de logistique et de sécurité),
> Le choix des enfants à retenir, et le contenu de ces heures d'accompagnement.
La mise en place
Le démarrage pour notre circonscription a bien eu lieu le 6 octobre. L’inspection d’académie a laissé une grande liberté d’organisation à chaque école. Deux tendances apparaissent : les écoles dont les cours débutent à 8H30 ont choisi le créneau du midi, avec des durées courtes (généralement 30 à 40 minutes de soutien). Il s’agit notamment de Sucy-en-Brie et Noiseau.
Les écoles commençant plus tardivement ont choisi le créneau du soir. Ce choix est dû à l’impossibilité d’allonger le temps de cantine à court terme. Les communes dans ce cas de figure sont Ormesson et Marolles. L’avis des communes concernées a été pris en compte car la plupart d’entre elles ont mis en place des activités périscolaires qu’il était difficile de modifier eu très peu de temps.
Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’aide apportée aux enfants bénéficiaires de ce projet. Le vécu des enseignants sera débattu lors des prochains conseils d’école dans une semaine. Le ressenti des enfants sur la circonscription sera analysé lors d’une prochaine réunion en mars 2009. Nous pourrons constater lequel des deux créneaux (midi ou soir) est le plus bénéfique.
L'exemple d'Ormesson
Les écoles d'Ormesson ont retenu les possibilités suivantes :
> Anatole France (maternelle) : 2 x 1 heure, les lundi et jeudi,
> Anatole France (élémentaire) : 2 x 1 heure, les lundi, mardi ou jeudi (à définir),
> André Le Nôtre (maternelle) : 2 x 1 heure,
> André Le Nôtre (élémentaire) : 1H30 les lundi, mardi et jeudi,
> Jules Ferry : 1H30,
> La Fontaine : 2 x 1 heure, les lundi et jeudi.
Qui sont les enfants concernés ? Quelle forme prend cette aide ?
L’évaluation porte sur les classes entières car l’aide personnalisée se concentre sur des difficultés passagères. Les objectifs de progression de l’enfant sont ciblés, seules quatre à cinq séances de travail peuvent être nécessaires pour trouver une solution. Les évaluations faites entre septembre et octobre seront complétées en cours d’année pour les C.E.1 et C.M.2, après les évaluations nationales.
Autre point extrêmement important : l’aide ne porte pas uniquement sur le contenu des programmes, elle concerne également :
> Les difficultés d’organisation de l’enfant (préparation des devoirs, utilisation du matériel scolaire…),
> Les difficultés liées à la mémoire, la lecture à voix haute, le manque d’assurance en groupe…Même si ces points restent plus difficiles à évaluer.
Il ne s’agit pas d’un « soutien » au sens strict du terme, mais bien d’un accompagnement. Faire bénéficier son enfant de ce projet n’est pas discriminatoire, ce n’est pas une « punition » liée à ses résultats scolaires. L’aide apportée se résume en trois volets :
> La prévention (notamment en maternelle) : aide à l’enfant pour vaincre sa timidité, prendre de l’assurance…,
> L’accompagnement : aide au développement de l’esprit de déduction, de synthèse…
> La « remédiation » : elle concerne les lacunes purement scolaires et prend la forme d’une aide immédiate dès la détection.
Dans les deux premiers cas, l’aide est le plus souvent ludique. L’aide personnalisée prendra plus souvent la forme de jeux que d’exercices contraignants, et son efficacité devrait s’en trouver renforcée.
15 à 18 % des enfants devraient bénéficier de cette aide dans nos communes, ce qui est en ligne avec les résultats nationaux.
Pour notre circonscription, un enseignant a la possibilité d’apporter un soutien à ses propres élèves, ou pas. La liberté a été respectée dans ce domaine. Par exemple, dans certaines communes, les échanges entre enseignants de maternelle et enfants d’élémentaires ont été extrêmement bénéfiques.
Les prochaines étapes
Les retours d’expérience de ce type devraient être débattus lors des prochains conseils d’écoles. Une présentation globale du projet (sur la forme et le fond) sera faite par les équipes enseignantes sous l’appellation « avenant au projet d’école ».
En tant qu’association, nous ne pourrons nous prononcer sur les éventuels bienfaits du projet qu’après avoir entendu les différents intervenants et constaté les résultats sur les enfants concernés. L’inspection d’académie nous a demandé d’être acteur à part entière de ce projet. Nous ne manquerons pas de vous informer des résultats. Car n’oublions pas qu’une majorité d’enfants conserveront le même enseignement malgré la suppression de deux heures hebdomadaires. Les effets de la réforme devront également être observés sur cette catégorie d’élèves.
La semaine de quatre jours : quelle influence sur nos enfants ?
Même si les spécialistes ne se prononcent pas à l’unanimité sur les conséquences de ce changement de rythme, les médecins chrono-biologistes semblent d’accord sur un point. La capacité d’écoute et d’attention des enfants est optimale lors de journées courtes, même si la semaine de travail inclut plus de jours (en intégrant le samedi matin par exemple).
Cette tendance majoritaire mais pas unanime, rappelons-le, n’a pas été suivie par cette réforme. Elle tend plutôt à réduire la semaine, avec des horaires journaliers conséquents, notamment pour les enfants bénéficiant du soutien scolaire.
Mais la vraie question reste : au-delà de la « théorie », ces modifications ont-elles une influence à la fois sur le bien-être des enfants et sur leurs capacités d’apprentissage ?
Là encore les avis divergent mais la majorité des médecins pensent que les enfants présentant déjà des problèmes de concentration avant ce changement seront les plus touchés. Les autres populations d’élèves ne devraient pas ressentir les effets de ces nouveaux horaires. Toutefois, l’environnement familial aura toute son importance dans la gestion de ces changements.
L'importance de la famille
La « libération » des samedis matin entraîne tout naturellement la libération de la soirée du vendredi. Et là réside le vrai danger du changement de rythme : l’enfant se couche plus tard, plus souvent et se trouve en difficulté le lundi matin. Le respect des cycles de sommeil doit être, même pendant les week-ends, la garantie du bien-être de l’enfant. Le respect de règles simples au sein de la famille permettra d’atténuer les effets de ce changement de rythme hebdomadaire.
La semaine de quatre jours : une expérience ancienne
Ce rythme a été adopté depuis quelques années par bon nombre de départements du Grand Ouest (les Côtes d’Armor ou la Vendée notamment). L’expérience semble concluante. Toutefois il est difficile de tirer des conclusions quant à sa transposition aux autres régions de France car les populations d’enfants (notamment les élèves difficiles ou en échec scolaire) ne sont pas identiques partout.
Les partisans de la semaine de quatre jours indiquent que les résultats du Baccalauréat sont meilleurs en Bretagne – région pilote en terme d’aménagement du temps scolaire - qu’ailleurs. Ce lien de cause à effet ne reflète pas une réalité beaucoup plus complexe pour les raisons évoquées précédemment.
Il ne tient qu’à nous de nous faire une opinion, et d’atténuer les éventuels effets par le respect de quelques règles simples d’hygiène de vie. Le dialogue permanent avec les enseignants devrait également nous permettre de déceler les problèmes de concentration de enfants, et de tenter d’y remédier.
Les stages de remise à niveau en classes de C.M.1 et C.M.2
Des stages de remise à niveau ont été mis en place pendant les vacances scolaires. Ils comprennent 15 heures de Français et de Mathématiques répartis sur une semaine. Ils sont assurés par des enseignants volontaires à des groupes de cinq à six élèves. Ces stages, mis en place progressivement pendant les vacances de printemps et d'été, ont été suivis par 192 000 élèves et encadrés par plus de 37 000 enseignants.
Stages de remise à niveau en C.M.1 - C.M.2 : premier bilan
Les élèves concernés par le projet étaient moins nombreux que prévu, car tous les inscrits à la session du 25 août ne se sont pas présentés. Rappelons que l’objectif était de prendre les élèves présentant des difficultés scolaires en petits groupes de 5 à 6, pendant 15 heures d’enseignement.
Le point positif noté par les équipes enseignantes est la reprise de confiance des enfants qui avaient du mal à exprimer leurs difficultés. En ce sens, cette session a été extrêmement bénéfique.
En revanche l’atteinte des objectifs fixés pour chaque élève en 15 heures a été problématique. Il existe un écart important entre ces objectifs fixés avant le stage et l’apprentissage assimilé par les enfants. Les objectifs des prochains stages devront être revus afin d’être atteignables. Ce sera le meilleur moyen de valoriser l’élève pour qu’il tire tout le bénéfice nécessaire. Les évaluations nationales de C.M.2 en janvier devraient permettre d’établir des objectifs réalistes pour la session de Pâques.
Les parents concernés ont accueilli favorablement ce projet. Il faut que cette expérience perdure. Le stage de Pâques n’est pas totalement finalisé car il est fondé sur le volontariat des enseignants. Sa mise en place reste donc aléatoire.
Le logiciel "Base Elèves premier degré"
Au cours de l'année scolaire précédente un certain nombre d'enseignants et de directeurs d'écoles nous ont fait part de la mise en place de cette base de donnée sur les écoles d'Ormesson. Le projet consiste en un recensement des élèves effectué par les directeurs d'écoles. Les informations devaient par la suite être recoupée par l'intermédiaire des mairies, lors des inscriptions. Les directeurs ont attiré notre attention car ce fichier, dans sa première version, devait contenir des informations confidentielles (nationalité, problèmes psychologiques...).
Une version allégée de la base, plus respectueuse des libertés individuelles, a été mise en circulation début 2008. Il semblerait que les protestations des uns et des autres aient porté leurs fruits.
Toutefois un "dérapage" a eu lieu récemment car les écoles d'environ 80 "communes pilotes" de France ont reçu un questionnaire a distribuer aux enfants. Celui-ci contenait bon nombre des questions indiscrètes (par exemple sur l'attitude des parents envers les enfants) et les questions du premier jet de "Base Elèves" (sur la nationalité notamment). Là encore, devant le flot de protestations, l'Education Nationale a fait machine arrière.
Nous ne manquerons pas de vous faire part de la mise en place de ce logiciel dans nos écoles.
L'enseignement des langues vivantes en primaire
Mis en place du C.E.2 au C.M.2, il sera étendu aux classes de C.P. et C.E.1 avant la rentrée 2010 / 2011. L'amélioration de la pratique des langues est la priorité. Elle passe par l'organisation de "jumelages électroniques" et par l'échange de classes. Des dispositifs de visio-conférence équiperont 1000 écoles élémentaires cette année. Il reste à savoir quelle sera la répartiton des crédits d'investissement entre l'Education Nationale et les mairies, gestionnaires des écoles primaires.
Projet 2009 / 2010 : la semaine de neuf demi-journées
Bon nombre d’entre vous ont entendu parler des modifications de calendrier prévues pour la rentrée 2009 / 2010. Les dernières informations en notre possession laissaient entendre que le Val-de-Marne, département pilote, inaugurerait la semaine scolaire de neuf demi-journées. Les enfants auraient cours le mercredi matin, et les autres journées s’achèveraient vers 15H45 pour laisser place à « d’autres activités » (assez mal définies). Cela a suscité beaucoup de réactions parmi les parents d’élèves.
Interrogée à ce sujet, l’académie de Créteil nous a indiqué que l’avancement du projet pourrait être remis en cause. Pour entériner cette réforme, l’Education Nationale doit obtenir un accord préalable des mairies, puis être validée lors d’un vote en conseil d’école.
A ce jour, les communes de notre circonscription semblent être contre, une majorité d’enseignants est contre, et les associations de parents d’élèves dont l’APEI sont contre. Nous avons mis en avant l’absence de projet concret concernant le créneau 15H30 / 16H30. Votre avis semble être sur le point d’être pris en compte car l’inspection d’académie n’ira pas à l’encontre des différents intervenants.
Les neuf demi-journées: l'avis des communes du Val-de-Marne
Rappelons que le projet concerne la mise en place du temps scolaire sur neuf demi-journées, incluant le mercredi matin et la fin de l'école à 15H45. A l'issue des cours, les municipalités doivent proposer des activités culturelles ou sportives.
Une réunion a été organisée entre les municipalités et l’Inspecteur d’Académie et après étude, la commune d’Ormesson a émis un avis « non favorable » à propos de ce projet. Il aurait un impact budgétaire extrêmement important notamment en terme de recrutement d’animateurs, de mise en place de transports supplémentaires, de modification des contrats de travail du personnel actuel. D’éventuelles subventions de l’Etat ne modifieraient pas la décision de la mairie. Sur l'ensemble du département et à l'heure actuelle, seules sept communes se sont prononcées en faveur du projet.
Les associations de parents de la circonscription, dont l'APEI, sont globalement contre ce projet tant que l’organisation du créneau 15H45 / 18H00 n’est pas plus clairement définie.
